Tout savoir sur les silicones !

01 Décembre 2019 | Par Marie | Zoom ingrédient

Tout savoir sur les silicones !
"Toxiques", comédogènes, occlusifs, mauvais pour l'environnement... Vous ne savez plus quoi penser des silicones ? Nous avons posé toutes vos questions à Marie, experte réglementaire et membre de notre collectif d'experts.

"Toxiques", comédogènes, occlusifs, mauvais pour l'environnement... Vous ne savez plus quoi penser des silicones ? Nous avons posé toutes vos questions à Marie, experte réglementaire et membre de notre collectif d'experts.

 

Existe-t-il différents types de silicones ?

Il n’y a pas un silicone, il y a des silicones, très différents les uns des autres. En cosmétique, on parle surtout de 2 grandes familles : les silicones volatils (qui s’évaporent à la température de la peau), et les silicones non volatils. Les premiers sont représentés par le cyclopentasiloxane (aussi appelée D5), le cyclohexasiloxane (D6) et la cyclomethicone (mélange de D5 et D6). Le cyclotetrasiloxane (D4) est interdit en cosmétique. 

Les silicones non volatils sont ceux de la famille de la dimethicone. Les silicones volatils donnent de la légèreté à une texture et permettent l’application des formules longue-tenue en maquillage (une fois sur la peau, ils s’évaporent, ce qui « fixe » le reste de la formule sur la peau).

 

Est-ce que les silicones sont occlusifs et provoquent des boutons ?

Un ingrédient occlusif forme une couche plus ou moins imperméable sur la peau qui limite la perte insensible en eau et limite donc la déshydratation cutanée. C’est par exemple le cas des huiles et cires minérales, très utilisées pour cette raison en dermatologie pour les peaux atopiques. En revanche, les silicones ont une structure chimique qui forme sur la peau un maillage non-occlusif et perméable.

Un ingrédient comédogène, quant à lui, est par définition un ingrédient qui favorise l’apparition de comédons (points noirs), pouvant en cas d’inflammation se transformer en boutons. Pour déterminer le potentiel comédogène d’un ingrédient, il existe un test standardisé en laboratoire qui établit de 0 à 5 la comédogénicité (0 = non comédogène, 5 = fortement comédogène). Par exemple, selon ces tests, dimethicone (silicone) = 1, huile d’amande douce = 2, huile d’avocat = 3, beurre de cacao = 4.

Cependant, la comédogénicité d’une formule n’est pas uniquement liée à la présence d’un seul ingrédient mais aussi à sa concentration (à 2% ou 20%, son impact sera bien différent !), et bien sûr aux autres ingrédients et à leurs concentrations respectives. C’est tout l’Art de la formulation ! Ce qui importe c’est la comédogénicité du produit fini, pas des ingrédients.

Cela étant dit, rien n’empêche certaines peaux d’avoir une réactivité particulière à certains ingrédients !

Une piste de réflexion : les silicones sont ajoutés dans les formules pour contrebalancer des textures trop épaisses et/ou grasses et/ou blanchissantes et/ou moussantes et/ou collantes, c’est à dire typiquement des formules 100% huileuses, ou chargées en pigments (fonds de teints) ou en filtres solaires, qui sont particulièrement épaisses et occlusives, donc potentiellement comédogènes... indépendamment des silicones qu’elles contiennent !

 

Si on met un sérum qui en contient, est-ce que les actifs de ma crème pénètreront quand même ?

S’il s’agit de silicones volatils, qui s’évaporent rapidement une fois sur la peau, ils n’interagissent quasiment pas avec les soins suivants. Quant aux silicones non volatils, ils forment un réseau de grosses molécules à la surface de la peau (tel un filet de pêche déplié), avec de larges espaces entre elles, et n’empêchent donc pas les actifs des soins suivants d’atteindre la peau. 

En revanche, les textures du sérum et du soin suivant peuvent être incompatibles, et le soin suivant peut pelucher à l’application. 

 

Existe-t-il des silicones d’origine végétale ?

Pas pour le moment, car par définition un silicone contient de la silice, issue du sable. Il n’existe pas de silicone naturellement présent sur Terre. En revanche, des alternatives de synthèse (mais biodégradables) ou d’origine naturelle très prometteuses commencent à apparaître, comme le Coconut Alkane (dérivé de la Noix de Coco), le Undecane ou le Tridecane (dérivés de l’Huile de Ricin). 

 

Est-ce vrai qu’ils empêchent la peau de respirer ?

Tout d’abord, la peau ne respire pas ! Les échanges gazeux avec le milieu extérieur sont négligeables (moins de 1% du rejet de dioxyde de carbone, et une absorption de dioxygène quasi inexistante). Même les silicones les plus « lourds » forment une structure en filet, qui laisse de larges espaces entre les molécules. Donc même si la peau avait besoin de respirer, les silicones ne l’en empêcherait pas. 

 

Pourquoi botimyst refuse les silicones dans les cosmétiques ?

Les silicones sont parfaitement inertes sur la peau et ne présentent aucun problème pour la santé. La plupart sont cependant peu biodégradables et ont tendance à s’accumuler dans l’environnement, notamment via les eaux usées. C’est pour cette raison que botimyst refuse les silicones dans les cosmétiques proposés au profit d’alternatives naturelles déjà évoquées comme le Coconut Alkane (dérivé de la Noix de Coco), le Undecane ou le Tridecane (dérivés de l’Huile de Ricin) !

 

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